Pour aller à l’essentiel : ce zoom transstandard s’impose comme le véritable couteau suisse de la monture EF. Sa plage focale 24-105mm, alliée à une stabilisation efficace, garantit une polyvalence absolue pour le reportage et le voyage sans changer d’objectif. Malgré son âge, cette optique série L couvre magistralement 80% des situations photographiques avec une fiabilité professionnelle.
Fatigué de rater l’instant décisif en changeant d’objectif ou de subir le poids d’un sac surchargé ? Le canon 24-105mm f4 se présente comme le compromis idéal pour le photographe exigeant en quête de liberté. Notre test terrain révèle si cette optique mythique tient encore toutes ses promesses face aux standards actuels.
- Présentation générale : le couteau suisse de la série L
- Caractéristiques techniques décortiquées
- Test terrain : ce que le 24-105mm a vraiment dans le ventre
- Utilisation selon les situations : à qui s’adresse-t-il ?
- Points forts et points faibles : le verdict sans détour
- Les alternatives : que choisir d’autre ?
- Où louer cet objectif ?
Sommaire :
Présentation générale : le couteau suisse de la série L
Un pilier de la gamme Canon EF
Le Canon EF 24-105mm f/4L IS USM s’impose comme le zoom transstandard de référence. C’est souvent l’objectif « à tout faire » par excellence pour les photographes équipés en monture EF. Lancée en 2005, cette version originale a défini les standards actuels.
Sa popularité reste intacte, même après l’arrivée de versions plus récentes sur le marché. Il demeure un véritable « workhorse » pour une multitude de professionnels et d’amateurs avertis. On le croise encore partout.
Il représente un compromis intelligent entre plage focale étendue et performance optique. Son encombrement reste très contenu.
La promesse de la série L
Le sigle « L » chez Canon garantit une qualité de construction supérieure et des optiques de haute volée. La durabilité est au cœur de sa conception. Dès la prise en main, la sensation de robustesse et de fiabilité est immédiate.
La finition intègre une tropicalisation avec des joints d’étanchéité, bien qu’un filtre soit recommandé par Canon pour une protection totale. Pour une vue d’ensemble, le guide complet des objectifs Canon offre un excellent contexte sur la gamme L.
À qui est-il destiné ?
Il cible les photographes de voyage, de reportage, d’événements et les vidéastes exigeants. Ces utilisateurs cherchent un seul objectif polyvalent sans sacrifier la qualité d’image. C’est l’outil de prédilection pour tout couvrir.
Il constitue un excellent point d’entrée dans l’univers des objectifs professionnels Canon. C’est aussi un choix raisonné pour alléger considérablement son sac photo. Bref, une solution pragmatique.
Caractéristiques techniques décortiquées
Construction et ergonomie
Avec ses mensurations de 83.5 x 107.0 mm, ce caillou surprend par son gabarit contenu. Il pèse environ 670g sur la balance, ce qui reste très raisonnable. C’est relativement compact et léger pour un zoom de la prestigieuse série L. Un véritable atout pour votre mobilité sur le terrain.
La qualité des matériaux rassure immédiatement. Le diamètre de filtre de 77mm s’avère être un standard très courant chez les pros. Notez que le pare-soleil EW-83H et une pochette souple sont fournis d’origine.
Formule optique et ouverture
L’ouverture constante f/4 sur toute la plage focale constitue un avantage technique majeur face aux zooms variables. Cela garantit une cohérence absolue de l’exposition, même en zoomant brusquement. Le diaphragme intègre 8 lamelles circulaires. C’est le gage d’un bokeh doux et progressif derrière votre sujet.
Voici les données brutes qu’il faut connaître pour maîtriser la bête. Ces chiffres définissent les limites physiques de l’optique :
- Plage focale : 24-105mm
- Ouverture maximale/minimale : f/4 / f/22
- Distance minimale de mise au point : 0.45m
- Rapport de grossissement maximal : 0.23x
Autofocus et stabilisation
Sous le fût, le moteur autofocus Ring USM fait un travail remarquable. Il se montre rapide, silencieux et d’une précision redoutable. La mise au point interne empêche l’allongement de l’objectif et la rotation de la lentille frontale. La retouche manuelle du point reste possible à tout moment sans débrayer.
Le système de stabilisation d’image (IS) change la donne en basse lumière. Il offre un gain théorique de 3 stops. Vous pouvez ainsi shooter à des vitesses d’obturation bien plus lentes à main levée. C’est souvent ce qui sauve une image.
Test terrain : ce que le 24-105mm a vraiment dans le ventre
Les fiches techniques racontent une histoire, mais la réalité du terrain en raconte souvent une autre. Voici ce qui se passe réellement quand on visse cette optique sur son boîtier.
Piqué et qualité d’image
Le piqué se montre très solide au centre de l’image dès la pleine ouverture f/4. On remarque cependant que les coins restent un peu mous, surtout à 24mm sur un capteur plein format. Il faut impérativement fermer à f/5.6 ou f/8 pour obtenir une netteté parfaitement homogène. C’est une concession nécessaire.
Le rendu des couleurs et le contraste sont excellents, fidèles à la réputation de la série L. Les images sortent avec ce « look » Canon si particulier et apprécié. Le rendu global flatte l’œil sans nécessiter de lourdes retouches.
Gestion des défauts optiques
La distorsion est visible et fait partie du compromis optique. On observe un effet de barillet marqué à 24mm, qui devient neutre vers 40mm, avant de passer en coussinet léger à 105mm. Ce comportement reste classique pour un zoom de cette amplitude et se corrige aisément en post-traitement.
Le vignettage assombrit les angles à f/4 aux focales extrêmes, mais ce défaut s’atténue grandement dès f/5.6. L’aberration chromatique reste bien maîtrisée globalement. Elle peut néanmoins apparaître sur les bords lors de scènes à très fort contraste, ce qui demande une vigilance particulière.
Performance de l’autofocus et de la stabilisation en conditions réelles
L’autofocus USM confirme sa rapidité et sa discrétion sur le terrain. Je le trouve très fiable pour la photo de reportage ou de paysage. Il forme un couple redoutable avec un boîtier réactif comme le Canon EOS 5D Mark III.
L’efficacité de la stabilisation est indéniable en situation réelle. Ces 3 stops permettent vraiment de sauver des photos en basse lumière. On peut descendre à 1/15s, voire plus bas à 24mm, avec une bonne technique de respiration.
Le bokeh à f/4 : à quoi s’attendre ?
Il ne faut pas s’attendre à des miracles à cette ouverture. F/4 ne produit pas le flou d’arrière-plan crémeux d’une optique fixe à f/1.8 ou f/2.8. La physique impose ses limites.
Pourtant, à 105mm, en se rapprochant du sujet, le bokeh devient plaisant. Cela permet de bien détacher le sujet du fond pour du portrait. Le résultat est alors très esthétique.
Utilisation selon les situations : à qui s’adresse-t-il ?
On a vu les courbes et les chiffres, mais sur le terrain, ça donne quoi concrètement ? Voyons où cette optique brille vraiment et où elle risque de vous frustrer selon votre pratique.
Le roi du voyage et du reportage
Si vous ne devez prendre qu’un seul caillou, c’est celui-là. Sa plage focale est d’une polyvalence redoutable, passant du grand-angle au petit téléobjectif sans changer d’optique. C’est l’argument massue pour voyager léger tout en couvrant 90 % des situations.
Ajoutez à cela une construction série L robuste et une stabilisation efficace. Avec ses 670g, il reste gérable autour du cou toute la journée. Pour le baroudeur ou le photojournaliste, c’est le compromis idéal entre fiabilité mécanique et portabilité.
En paysage, architecture et photo d’intérieur
En paysage, vous allez adorer fermer le diaphragme vers f/8 ou f/11. C’est là que le piqué devient chirurgical sur l’ensemble de l’image. Le 24mm offre un champ assez large pour capturer l’immensité des scènes sans recourir à un ultra-grand-angle.
En architecture, la distorsion marquée à 24mm imposera un post-traitement systématique. C’est une option à considérer parmi les objectifs pour photo d’architecture, surtout pour sa flexibilité, tant que vous acceptez de corriger les lignes fuyantes en post-production.
Et pour le portrait ou la vidéo ?
Pour le portrait, visez la plage 85-105mm. Le bokeh à f/4 est correct sans égaler une focale fixe lumineuse. C’est un choix pertinent pour du portrait en éloignant bien le sujet du fond.
En vidéo, l’ouverture constante simplifie l’exposition. L’autofocus USM est réactif, bien que moins fluide que le Nano USM récent. La stabilisation optique est un véritable atout pour sauver vos plans à main levée sans trépied.
Points forts et points faibles : le verdict sans détour
Pour résumer, tout objectif est une affaire de compromis. Voici, de manière claire et directe, ce qu’on gagne et ce qu’on perd en choisissant le 24-105mm f/4L.
Les atouts indéniables
Ce zoom reste une référence technique solide pour ceux qui refusent de changer d’optique toutes les cinq minutes. C’est l’efficacité avant tout :
- Polyvalence exceptionnelle : La plage focale 24-105mm couvre 80% des besoins courants.
- Qualité de construction série L : Robuste, fiable et doté de joints d’étanchéité.
- Stabilisation d’image efficace : Le gain de 3 stops change la donne en basse lumière.
- Ouverture constante f/4 : Pas de variation d’exposition en zoomant, un confort en manuel et en vidéo.
- Autofocus USM rapide et silencieux : Fiable pour la plupart des sujets statiques ou en mouvement modéré.
Les compromis à accepter
Pourtant, il ne faut pas se voiler la face sur certaines limitations optiques inhérentes à cette génération de matériel :
- Ouverture f/4 limitée : Moins performant en très basse lumière pour figer l’action et bokeh moins prononcé qu’à f/2.8.
- Piqué perfectible dans les angles : Surtout à pleine ouverture et aux focales extrêmes.
- Distorsion visible : Le barillet à 24mm est marqué et nécessite une correction logicielle.
- Génération plus ancienne : Les versions plus récentes (EF II, RF) apportent des améliorations sur l’IS et l’AF.
Les alternatives : que choisir d’autre ?
Cet objectif ne règne pas seul sur le marché de la photo. Il est essentiel de le comparer à ses rivaux directs pour valider votre choix selon vos vrais besoins.
Le concurrent direct : Canon EF 24-70mm f/2.8L USM
Le Canon EF 24-70mm f/2.8L s’impose comme l’autre grand standard des pros. Son avantage décisif réside dans son ouverture à f/2.8, captant deux fois plus de lumière que le f/4. C’est un atout massif pour réussir vos reportages en intérieur et obtenir un bokeh bien plus marqué.
En revanche, la facture s’alourdit, tout comme le poids du sac. La première version n’a pas de stabilisation et le zoom est plus court. Votre décision se résume à un duel : la luminosité brute du 24-70 contre la flexibilité du 24-105.
Les évolutions : versions EF Mark II et RF
La version EF Mark II, lancée en 2016, représente une mise à jour technique logique. Elle peaufine la qualité d’image et pousse la stabilisation à 4 stops. C’est le choix de la raison pour ceux qui souhaitent conserver leur boîtier reflex tout en modernisant leur parc optique.
Sur les hybrides, la version RF prend le relais avec brio. Elle se veut plus compacte et offre une stabilisation record de 5 stops. Son moteur Nano USM excelle en vidéo, et l’ajout de la bague de contrôle personnalisable transforme l’expérience de prise de vue.
Et chez les autres marques ?
Les gammes Sigma Art ou Tamron méritent aussi votre attention. Ces constructeurs proposent souvent des tarifs agressifs avec des performances optiques qui titillent les géants. Toutefois, le Canon garde l’avantage d’une intégration native parfaite avec les boîtiers de la marque, assurant une fiabilité autofocus sans faille.
Où louer cet objectif ?
Avant d’investir, le tester est souvent la meilleure solution. Pour ceux qui souhaitent l’essayer pour un projet spécifique ou simplement se faire leur propre avis, la location est une option judicieuse.
Plateformes de location de matériel photo
Plusieurs plateformes spécialisées permettent aujourd’hui de louer du matériel photographique pour une durée flexible, que ce soit pour une journée de shooting, un week-end de mariage ou une semaine de voyage. C’est un excellent moyen de valider un choix technique sans prendre de risque financier immédiat.
| Plateforme | Spécialité | Lien indicatif |
|---|---|---|
| Fat Llama | Location entre particuliers | Rechercher sur Fat Llama |
| E-loue | Location entre particuliers et professionnels | Rechercher sur E-loue |
| B&H Photo Video (USA) | Location professionnelle | Section location B&H |
| Les tarifs et disponibilités sont indicatifs et peuvent varier. Consultez directement les plateformes pour obtenir des informations à jour. | ||
Malgré son âge, le Canon EF 24-105mm f/4L IS USM demeure le couteau suisse indétrônable des reflex Canon. S’il n’offre pas le bokeh d’un f/2.8, sa polyvalence redoutable, sa stabilisation efficace et sa construction robuste en font le compagnon de voyage idéal. C’est une valeur sûre et accessible pour tout photographe exigeant fiabilité et flexibilité sur le terrain.



